Evolution temporelle de l’abondance des populations d’oiseaux communs

-23 % Baisse de l’abondance des populations d’oiseaux communes entre 1989 et 2018.

(Les oiseaux communs "spécialistes" correspondent aux espèces communes des milieux agricoles, forestiers et bâtis.
Base 100 : Année 1989.)

Source : ONB

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Evolution temporelle de l’abondance des populations d’oiseaux communs
Année Espèces spécialistesEspèces des milieux agricolesEspèces des milieux forestiersEspèces des milieux bâtisEspèces généralistes
1989 100 100 100 100 100
1990 98.64 93 109 92 101
1991 89.1 75 96 103 97
1992 87 83 88 90 95
1993 82.76 75 87 88 101
1994 84.3 78 85 93 97
1995 79.4 75 84 79 93
1996 78.8 74 84 78 96
1997 81 82 81 79 94
1998 81.5 80 82 83 90
1999 76.5 70 83 77 87
2000 76.6 70 81 80 88
2001 75.5 73 80 73 92
2002 77.4 65 94 74 98
2003 80.7 66 102 73 102
2004 82.7 70 97 84 107
2005 83.5 72 95 86 113
2006 82.4 73 92 85 120
2007 79.9 69 93 80 116
2008 77.6 69 88 76 115
2009 72.6 64 79 78 109
2010 74.2 56 94 78 118
2011 76.4 62 91 80 119
2012 75.1 58 95 78 115
2013 68.8 54 88 66 111
2014 66.9 53 85 65 105
2015 71.9 57 93 68 112
2016 71.5 51 97 73 110
2017 67.4 46 91 75 107
2018 63.5 45 86 66 110

« Les espèces spécialistes d’un habitat ont des exigences écologiques plus strictes que les espèces généralistes et une gamme de conditions environnementales plus étroite. En cas de perturbations, ces espèces sont plus affectées que les espèces généralistes a priori plus tolérantes aux changements. Une diminution de l’abondance des espèces spécialistes est le reflet d’une perturbation des habitats, qualitative ou quantitative, par exemple une diminution des ressources alimentaires, une augmentation du dérangement, ou une diminution de la disponibilité en sites de nidification.
Les niveaux atteints actuellement sont bas, sensiblement inférieurs à ceux de 1989, et probablement très inférieurs à ceux des années 1970 si on se réfère aux tendances observées au niveau européen. La situation actuelle est donc préoccupante. Elle devient très préoccupante pour les oiseaux spécialistes des milieux agricoles. Les espèces généralistes présentent quant à elles des effectifs globalement en hausse, avec toutefois un léger tassement ces dernières années. Ces tendances illustrent un phénomène d’appauvrissement de la faune aviaire : les communautés d’oiseaux s’uniformisent vers des compositions d’espèces peu spécialisées, présentes dans tous les milieux. Les mêmes tendances sont observées à l’échelle de l’Europe.
60 espèces communes échantillonnées annuellement de manière standardisée. Ces inventaires visent des oiseaux nicheurs généralistes et spécialistes des milieux agricoles, forestiers et bâtis en métropole.

Un déclin de l’abondance des populations spécialistes est le signe d’une diminution de l’état de santé des écosystèmes. En effet, les oiseaux occupant des positions variées et plutôt élevées au sein des chaînes trophiques sont de bons indicateurs de la fonctionnalité des milieux. »
(ONB)

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